Calendar Date

Sep
04
2010
Today
  • Advertisement
  • Advertisement
  • Advertisement
  • Advertisement
  • Advertisement

Login Form

Votre avis !

Départ de l'armée francaise
 
article thumbnailA la UnePRESIDENTIELLE 2012 : Talla Sylla prépare le terrain pour Moustapha Niasse

03-08-2010

Le leader de l’Alliance Jëf Jël Talla Sylla a tenté d’installer Bennoo Siggil Sénégal dans une crise politique. Voilà, à deux ans de la...

Jean-Christophe Rufin : « Je quitterai le Sénégal le 30 juin » Version imprimable Suggérer par mail
11-06-2010
Image Dans une interview exclusive accordée à RFI, l’ambassadeur de France au Sénégal Jean-Christophe Rufin a confirmé le nom de son successeur, Nicolas Normand, et donné la date de son propre départ : le 30 juin prochain. Bien que les autorités sénégalaises aient plusieurs fois demandé son remplacement, Jean-Christophe Rufin soutient que son départ n’est pas la conséquence de pressions. Il évoque en revanche la possibilité que des « interventions » aient eu lieu pour le choix de son successeur.
RFI : Jean-Christophe Rufin, bonjour.

J-C Rufin : Bonjour.

RFI : Votre départ de Dakar a alimenté beaucoup de spéculation ces derniers mois. Est-ce que cette fois-ci, c’est officiel, vous partez ?

J-C Rufin : Oui, je pars et je pars à l’heure. J’ai été nommé à ce poste le 20 juin 2007 et nous sommes le 10 juin 2010, c'est-à-dire qu’au bout de trois ans, ce qui est la durée normale pour un ambassadeur, je vais quitter ce poste.

RFI : Donc ce n’est pas un départ anticipé ?

J-C Rufin : Pas du tout. Ce n’est pas du tout un départ anticipé. Il a peut-être été anticipé par certaines personnes, j’ai d’ailleurs souvent moi-même dit que je ne savais pas combien de temps je resterais, mais si on regarde un passé récent,  je suis en fait recordman de durée dans ce pays puisque mon prédécesseur immédiat est resté deux ans et demi et celui d’avant 18 mois.

J’avais déjà signifié que, au bout de ces trois années, je ne demanderais pas ce qu’on appelle une quatrième année -qui est toujours une exception- je ne l’ai pas demandée, je ne l’ai pas sollicitée.

Maintenant, après, sur les questions qui concernent ma succession (c'est-à-dire la nature de mon successeur), je n’ai pas à m’exprimer… Mais c’est peut-être là, effectivement, que certaines interventions ont eu lieu.

RFI : Vous avez eu des relations parfois tendues avec le clan Wade ces dernières années. Est-ce que vous avez le sentiment, comme le disent certains, que la famille Wade a obtenu votre tête avec ce départ ?

J-C Ruffin : Non, elle n’a pas obtenu ma tête, mais c’est vrai que la tendance dans ce pays, en tout cas en ce moment et avec ce régime, est sans doute de s’en prendre aux ambassadeurs quand les choses ne vont pas. On l’a vu encore récemment avec l’ambassadeur des Etats-Unis.

Nous avons eu des périodes de tension extrême au moment des assises nationales. Je sais qu’à plusieurs reprises, en effet, des démarches ont été faites pour « demander ma tête », comme on dit,  mais j’ai toujours eu le soutien du président Nicolas Sarkozy et finalement, le fait même que je sois resté la durée intégrale de mon mandat montre que ces démarches n’ont pas abouti.

RFI : Quelles ont été vos relations avec le président Abdoulaye Wade, avec son fils Karim ?

J-C Rufin : Les relations avec le président ont toujours été très fortes…Moi je n’hésite pas à le dire, j’ai une admiration pour l’homme politique qu’est Abdoulaye Wade, qui incontestablement sait être en phase avec les écoutes de son pays. C’est un homme qui, je crois au terme de ses deux mandats, va laisser un bilan important, aura changé la face de ce pays, aura changé notamment la capitale, aura changé beaucoup de chose... Donc, c’est une relation d’admiration. Mais aussi de discussion et nous avons souvent eu des échanges nourris, vifs. Toujours dans le respect. C’est un homme que je respecte. C’est un homme auquel, ne serait-ce que par son âge, on doit déférence. Mais, c’est un homme avec lequel il y a un contact intellectuel stimulant.

RFI : Et avec Karim, son fils ?

J-C Rufin : Je préfère ne pas m’exprimer.

RFI : Quel est le calendrier de votre départ, maintenant ?

J-C Rufin : Les choses m’ont été signifiées… Disons, l’identité de mon successeur, Nicolas Normand.

Il était déjà pressenti, puisque depuis le 6 avril 2010, depuis la visite qu’avait rendue Karim Wade à l’Elysée, il avait été question –en tout cas dans les comptes-rendus de la presse à l’époque-, du nom de Nicolas Normand... déjà... dès la sortie de cet entretien. Donc je savais qu’il était pressenti.

Je vais lui laisser la place le plus rapidement possible. Je pense que c’est quelqu’un qui n’a pas d’affectation à l’heure actuelle, qui peut donc être disponible très rapidement, et je pense qu’il est mieux qu’il prenne directement les rênes de cette ambassade, notamment à l’occasion du 14 juillet. Donc j’ai demandé –et décidé- de mettre fin à mes fonctions le 30 juin prochain. Je quitterai le Sénégal le 30 juin.

Propos recueillis par Laurent Correau, à Dakar

 

Source: Rfi

Dernière mise à jour : ( 11-06-2010 )
 
< Précédent   Suivant >

+ Special Promo

TOUTES LES ANNONCES

Advertisement

CHRONIQUE


  Votre chronique politique hébdomadaire
           Avec El hadji Momar WADE
 

Sport

article thumbnailBasket - Transferts LeBron James à Miami

16-07-2010

Dans le cadre d'une émission spéciale diffusée jeudi soir par ESPN en direct de Greenwich, dans le Connecticut, LeBron James a annoncé qu'il quittait...

Autres articles

Confidence

article thumbnailAmour de jeunesse : l'oublier ou pas ?

05-07-2010

La première histoire d'amour que nous avons vécue reste souvent enfouie dans nos souvenirs pour réapparaître dans notre esprit soudainement. Pourquoi...

Autres articles

Technologie

article thumbnailTechnologyTraduction du wolof sur Internet : l’UGB et Google unissent leurs efforts

14-06-2010

L’Université Gaston berger (UGB) et Google ont mis sur pied vendredi un partenariat dont l’objectif est de parvenir à la traduction de la langue wolof sur Internet, a...
+ Full Story

Autres articles