Le président Abdoulaye Wade, qui a pris part au défilé du 14 juillet, en France, a répondu à ceux qui l’accusent de vouloir promouvoir son fils pour un jour lui succéder. Selon le site Seneweb qui a repris quelques extraits, Me Wade a déclaré :”Je n’ai pas l’intention de mettre mon fils à ma place avant de partir”.
“C’est un citoyen sénégalais, il a le droit de faire de la politique et il est libre de se présenter aux élections quand il voudra", a avancé le chef de l’Etat pour qui "c’est une injure au peuple sénégalais de le dire. Nous votons depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui, dire que les Sénégalais vont accepter que quelqu’un, même qu’ils aiment bien, va leur dire : "maintenant, vous prenez mon fils ! " Ça n’existe pas". Me Wade faisait partie des 13 chefs d’Etat africains à s’être rendu, à l’invitation de Nicolas Sarkozy, aux cérémonies du 14 juillet 2010 à Paris. Face aux polémiques soulevées par l’identité de certains de ces dirigeants et aux accusations de néo-colonialisme visant le chef d’Etat français, le président à tenu à défendre son hôte. “Tous les pays ne sont pas démocratiques" Sur Europe reprise par le site, Me Wade ajouté :”Je crois que le président Sarkozy a cherché à innover", a estimé Abdoulaye Wade. " Il y avait encore des relents de relations d’anciens pays colonisateurs avec des pays colonisés. Il a voulu innover en profitant du 50ème anniversaire de l’indépendance d’anciennes colonies pour proposer que tous, avec la France, on partage les fêtes. Nos troupes avaient le droit et le devoir de venir à Paris". Le président Wade a reconnu que "tous les pays ne sont pas démocratiques. Il y a des pays qui font partie de dictature, ou de régimes militaires qui se sont mués en démocratie en organisait des élections. Je l’ai déjà dit devant les instances de l’Union africaine." Selon le chef d’Etat, cette cérémonie a surtout illustré les nouvelles relations entre la France et ses anciens territoires. "On est à égalité. Si je devais résumer en un mot ce qui s’est passé, je dirais indépendance. "Rufin ne m’a jamais critiqué" Notre indépendance a été consacrée aujourd’hui. Les Africains ont montré qu’ils sont indépendants par rapport à la France. Mais il y a une coopération. Donc indépendance et coopération", a-t-il soutenu. Pour le président Wade, les "contestataires professionnels" français sont " en mal de combats contre le colonialisme, car il n’y a plus de colonialisme". Interrogé sur les déclarations de l’ex-ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin, il a dit :”il ne m’a jamais critiqué" poursuivant :"J’ai d’excellentes relations avec lui". "Il y a longtemps qu’il serait reparti" s’il l’avait fait”. El H.A.T. Source Le Soleil |